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Dernière mise à jour : Le 06/09/2012

Jeux d’attaque ou d’agression
 

Les jeux d’attaques ou agression

Les jeux d'attaque ou d'agression se caractérisent par une violence physique gratuite menée par un groupe d’ enfants contre un enfant seul ou contre plusieurs. Le passage à tabac est obligatoire...

Ces « jeux » se déclinent en 2 catégories :

1. Les « jeux » d’attaque ou d’agression intentionnels
Dans ce cas, tous les enfants participent de leur plein gré aux pratiques violentes.
En voici quelques exemples, sachant qu’il en existe plus de 90 :
Le bouc émissaire
Le petit pont massacreur
Le jeu de la canette ...

Le principe est toujours le même. Au sein d’un cercle de jeu, un objet est lancé ; le joueur qui ne le rattrape pas devient la victime et est alors roué de coups par les autres joueurs.

2. Les « jeux » d’attaque ou d’agression contraints
L’enfant qui subit la violence du groupe n’a pas choisi de participer. Il est clairement identifié comme une victime puisqu’il n’a pas donné son consentement.

Méfions - nous !


Les jeux d’attaque sont bien souvent confondus avec de simples bousculades (chocs, pichenettes) ; le signal de départ est extrêmement discret et peu ou pas perçu par les adultes.

"Reportage"
Spot publicitaire ou reportage qui démontre l’inconscience des enfants face à cette menace.

Pour prévenir des jeux dangereux, des outils d’information et de prévention sont à votre disposition

Conseils et prévention

Conséquences physiques et psychologiques


Qu’ils soient intentionnels ou contraints, ces jeux peuvent avoir des conséquences graves et diverses : hématomes, fractures, séquelles neurologiques, voire mener à la mort. Les victimes de ces jeux peuvent présenter des manifestations psycho-traumatiques, troubles du sommeil, reviviscence de l’événement traumatique, idées noires, ainsi que des symptômes anxiodépressifs susceptibles d’évoluer vers l’apparition d’une phobie scolaire, de pensées suicidaires, avec parfois des passages à l’acte.

 

Profil type


Il existe peu de travaux portant sur les enfants agresseurs et sur les enfants victimes de ces « jeux ». Toutefois, plusieurs études ont permis de confirmer certaines caractéristiques, qu’il s’agisse des victimes et/ou des agresseurs.

Les victimes

Ce sont généralement des enfants anxieux, timides, soumis, qui apparaissent comme des proies faciles. Ils ne se défendent pas et deviennent très rapidement des boucs émissaires. D’autres victimes, à l’inverse, ne sont pas timides mais possèdent certaines qualités, sur le plan physique, scolaire, socio-économique…, qui peuvent attiser la jalousie et l’excitation. Elles peuvent aussi se présenter comme provocatrices.

Les agresseurs

Dans leur très grande majorité, il s’agit surtout de garçons. Les filles peuvent, elles aussi, exercer une violence, même si celle-ci se manifeste surtout sur le plan psychologique ou émotionnel.
Parmi ces agresseurs, on peut distinguer deux profils : les agresseurs actifs et les agresseurs passifs.
Les agresseurs actifs et/ou initiateurs.
Ils sont décrits comme des enfants dominateurs et charismatiques qui présentent parfois un trouble du comportement antisocial se traduisant par de fréquentes attitudes transgressives et violentes. Ce sont des enfants souvent repérés comme ayant un fort besoin de sensations fortes, une grande impulsivité, une tendance à s’emporter.
Les agresseurs passifs ne présentent pas de telles caractéristiques.

Ils sont surtout entraînés par l’effet de groupe qui les pousse à devenir violents sous le regard de leurs camarades et du leader charismatique. Certains d’entre eux peuvent présenter un profil de personnalité dépendante, manquant d’assurance. Dès lors, la peur de représailles peut s’avérer particulièrement efficace sur ces jeunes.

Le vendredi 16 novembre, à la sortie de l'école, Noélanie est lente , comme assommée, elle a les yeux rouges, sa tête et son cou sont douloureux. Dans la nuit elle se plaint de très forts maux de tête et de douleurs ”à l'intérieur du cou”. Elle n'a cependant pas de fièvre. Le doliprane semble calmer sa douleur. Le samedi matin, son état va en s'empirant, elle ne se plaint plus de maux de tête mais, est de plus en plus lente,comme “au radar“. Ses gestes sont mécaniques, elle paraît inconsciente alors même que ses yeux sont ouverts et ne parle quasiment plus. Vers 16h, ses parents la couchent, celle-ci s'endort très profondément en quelques minutes...

Noélanie a été débranchée le 20 Novembre 2007, le jour des droits de l’enfant.
Consultez le blog consacré à Noélanie

Cas concrets :

Noélanie chronologie d’une mort annoncée.

 

Les signes d’alerte


Signes physiques

- blessures, traces de coups, vêtements abîmés, vols ;

- manifestations neurovégétatives-somatiques : sueurs, tremblements, douleurs abdominales, nausées…


Signes comportementaux

- présence de manifestations anxieuses : troubles du sommeil, refus d’aller en classe…

- agressivité soudaine, violence verbale et/ou physique.
 

Ce travail d’investigation est d’autant plus nécessaire que la demande d’aide de la part des victimes de ces « jeux » dangereux est rarement orientée vers les adultes, et surtout vers les parents. Aussi le repérage de ces signes est-il une priorité pour ceux-ci comme pour les professionnels (personnels enseignants, sociaux et de santé, éducateurs, psychologues…)

 

Jeux de non oxygénation

Interview de Magali Duwelz Sur RMC,
Concernant les jeux d’attaque et d’agréssion

Christian Fontaine
Robin Delie-Salmon
Benjamin de Bordeau
Robin Delie-salmon